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Le mot « cookies « évoque habituellement un concentré de gourmandise, teinté il faut bien le dire d’une pointe de culpabilité pour certain(e)s d’entre nous. 

Enrichi d’une bonne dose de sucre, de beurre et de pépites de chocolat, emblème des habitudes alimentaires pratiquées outre-Atlantique, ce biscuit a quelque chose de très « cochon « comme disent nos amis québecois.

Pourtant, bien que la version classique  puisse donner des sueurs froides à n’importe quel nutritionniste qui se respecte, il est possible d’en faire un goûter un peu plus diététiquement  correct, en l’allégeant un peu question beurre et sucre.

Les cookies que l’on achète chez nous en grande surface sont généralement croquants. J’ai été surprise d’apprendre que cette douceur se déclinait en réalité en deux catégories, croquants ou moelleux. La version ci-dessous sera croquante si on omet les fruits secs, plus ou moins moelleuse si on en ajoute à la pâte. Elle s’inspire du livre « Cookies « de Julie Soucail, aux Editions SAEP

Le beurre est incontournable si l’on désire rester un tant soit peu fidèle à la recette d’origine, mais la quantité utilisée peut être diminuée ( de même que le sucre ) si l’on y substitue un peu de compote de pomme, qui va à la fois sucrer et ajouter de la texture à la préparation.

 

Pour environ 12 à 18 grands cookies ( selon que l’on y ajoute ou pas des fruits secs ) :

  • 280 g de farine pour pâtisserie
  • 50 g de flocons d’avoine
  • 50 g de müesli non sucré ( mélange de flocons d’avoine, fruits secs et graines )
  • 1 sachet de levure chimique ( 16 g )
  • 2 pincées de sel
  • 80 à 160 g de fruits secs au choix ( facultatif )
  • 150 g de chocolat noir concassé ou de pépites de chocolat de bonne qualité
  • 110 g de sucre de canne complet
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 2 pincées de cannelle en poudre ( facultatif )
  • 125 g de beurre doux tempéré
  • 100 g de compote de pomme
  • 1 oeuf battu

 

La fabrication de cookies se déroule en un certain nombre d’ étapes, toujours identiques, qu’il faut absolument respecter si l’on veut obtenir le résultat escompté.

Mélanger les ingrédients secs ( c’est-à-dire tout excepté le beurre, la compote de pomme et l’oeuf ) dans un saladier.

Dans un autre récipient, former une beurre pommade avec le beurre et le sucre ( raison pour laquelle le beurre doit être à température ambiante ), puis ajouter la compote de pomme, bien mélanger, et incorporer avec une spatule ou une cuillère  ( voire si vous êtes téméraire, avec les mains )  le mélange d’ingrédients secs,  et pour finir, l’oeuf battu. Réfrigérer la pâte une ou deux heures si possible pour qu’elle soit plus facile à travailler.

Préchauffer le four à 180°. Garnir deux plaques de cuisson de papier sulfurisé. Faire des boules de pâte de la taille d’une balle de golf, les disposer sur la plaque en prenant soin de les espacer ( les cookies vont gonfler et s’étaler à la cuisson ), et les aplatir avec une fourchette.

J’avoue que, chez moi, les balles de golf en question ont une taille plus que respectable, ce qui apparente plus mes cookies à des pavés qu’à des biscuits à servir à l’heure du thé. Mais bon, là, c’est ma paresse légendaire qui prend le dessus, de même que mon intérêt relativement modéré pour la confection de petits pâtés. Eh oui, ces cookies feront d’autant plus la joie de vos petits monstres que vous les laisserez participer à leur confection, mais il vous faudra alors absolument les réfrigérer avant toute manipulation ( sauf si vous avez décidé de repeindre la cuisine dans un avenir proche ).

Enfourner et cuire à 180° pendant environ 12 à 15 minutes, en fonction de la taille des biscuits. Les bords doivent être dorés. Mais ne vous attendez pas, comme moi à mes débuts de faiseuse de cookies, à ce qu’ils sortent du four déjà tout croustillants, parce que ce petit miracle ne se produira qu’une fois que vous les aurez laissé sagement refroidir sur la plaque, après les avoir une nouvelle fois aplatis avec une fourchette.

C’est à ce moment-là que, chez moi, le chocolat fondu se met à « pleurer » sur le dessus des biscuits, pour cause de non utilisation de véritables pépites de chocolat. Ils seront un peu moins présentables dans ce cas, mais il se trouvera toujours bien une bonne âme qui se fera un plaisir de  lécher le chocolat qui reste sur les dents de la fourchette...

Une fois refroidis, même si ils ne seront jamais meilleurs que le jour même de leur cuisson, ces biscuits se conservent jusqu’à une semaine dans une boîte métallique.


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