Avouons-le, le mode de vie trépidant que connaît la plupart d’entre nous n’est pas toujours propice à l’élaboration de menus soigneusement pré-établis et exécutés amoureusement, jour après jour, par le ou la maîtresse de maison, et tout ça, de préférence, s’il vous-plaît, dans la joie et la bonne humeur.

Mais faut-il pour autant se résigner à puiser chaque jour nos repas dans la manne de plats industriels,  si généreuse et providentielle, que recèlent nos grandes surfaces ?

Pourquoi ne pourrait-on pas, certains jours, aller s’approvisionner dans sa propre réserve de plats préparés maison ? Cela demanderait un travail considérable ? 

Hé bien non, en réalité, cela nécessite surtout la possession d’un réfrigérateur et d’un congélateur, choses qui, il faut l’avouer, sont tout de même devenues plutôt communes de nos jours ...

Sur base d’un seul repas cuisiné maison par semaine, on peut tabler en un mois sur un minimum de quatre repas maison supplémentaires disponibles sans plus d’effort. Il suffit pour cela de prendre la peine de choisir des plats qui soient variés, qui supportent soit la réfrigération, soit la surgélation, ainsi que le retour par la case casserole ou micro-onde... et de faire en sorte d’avoir des restes en en cuisinant au moins pour deux fois.

Supposez alors que vous vous aventuriez à cuisiner deux fois par semaine : vous voilà tout à coup avec une réserve de minimum 8 plats supplémentaires, utilisables à votre guise au cours des prochains jours, si réfrigération, ou des mois suivants, si congélation. Pour peu que l’on parvienne à s’en tenir à ce rythme, cela permet donc de disposer rapidement de 16 repas maison par mois sans trop d’effort.

Cela semble peut-être un peu trivial expliqué comme ça, mais pourtant, malgré cette simplicité enfantine, ça facilite tout de même grandement la vie, et en plus, ça a quelque chose de très... reposant !

Par ailleurs, cela permet aussi, atout non négligeable, de réduire les coûts.

En effet, outre les potentielles économies d’énergie liées à la cuisson en grandes quantités, le choix des plats se portera beaucoup plus volontiers sur des plats complets, mijotés, nécessitant, en général, et par définition, essentiellement des légumes de saison et des morceaux de viande qui conviennent pour les cuissons longues, souvent disponibles à prix modéré. 

D’autre part, si le fait d’éplucher deux carottes ou d’en éplucher cinq, toutes proportions gardées,  ne prend pas forcément beaucoup plus temps, cela permet aussi ne pas se retrouver avec trois pauvres carottes toutes rabougries au fond du frigo, qui finiront inévitablement ( et dans le meilleur des cas ) sur le  compost, voire à carrément à la poubelle ( ben oui, ce sont des choses qui arrivent... ).

Bref, que dire d’autre, sinon qu’avec un peu d’anticipation, on peut être gagnant sur toute la ligne, en ce compris la nôtre et celle de nos proches, puisque cela nous évite de nous jeter trop souvent sur les petites bombes nutritionnelles de monsieur super marché, voire de madame baraque à frite ( argh.... on est belge ou on l’est pas ... ).