Alors, ce truc en plus, c’est quoi, me direz-vous... 

Eh bien, pour tout vous dire, il repose bien sagement dans l’un des tiroirs de ma cuisine ( allez, j’exagère, peut-être deux ). 

Mais non, rassurez-vous, je n’ai pas de grand chef nutritionniste pelotonné dans l’un de mes tiroirs, pour les jours où je sèche, et où je n’ai plus d’idées, plus de sous, ou que tout bêtement je n’ai pas eu le courage de faire les courses.

Parfois j’aimerais bien, mais non.

Non, quand je ne sais plus quoi inventer pour cuisiner sain et équilibré, mais aussi bon et pas trop cher ( et je vous jure qu’il y a des jours ... ), j’ouvre... mon tiroir à épices .

Sel, poivre, bouquet garni, et puis c’est tout ? Hé bien, non ! Pas tout à fait ...enfin, pas seulement... 

Certains d’entre vous ont déjà le bonheur de le savoir, il ne faut pas obligatoirement être né  là-bas, c’est-dire, au choix, en Inde, en Chine, au Mexique, que sais-je encore..., pour posséder un stock d’épices suffisant pour pouvoir improviser des adaptations culinaires, et au passage voyager un peu sans avoir à sortir de sa cuisine.

Personnellement, quel que soit le pays, je n’y ai jamais mis les pieds. Mais ça n’empêche pas de s’en inspirer, même si au final ça ne ressemble probablement pas vraiment ( voire pas du tout ) au goût des plats qui se mangent là-bas.

Et alors ? Peu importe! Il y en a bien d’autres qui vendent du riz et de la sauce-aigre douce, et qui semblent n’avoir jamais mis ne fut-ce qu’un orteil dans un restaurant chinois. Alors, pas de scrupules !

Parce que, toute nue et sans artifices, une carotte reste une carotte, et ce tout au long de l’hiver ( et je n’ose même pas vous parler du navet !). 

Alors qu’intégrée dans un curry, un tagine, ou sautée au wok avec l’une ou l’autre de ces sauces dont les asiatiques ont le secret, hé bien figurez-vous que cette pauvre carotte en deviendrait presque carrément séduisante !

Ça vous dit ? 


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